Voici une review du #42025-B qui est un hovercraft, ou en français aéroglisseur.

Tout d’abord petit point historique, c’est la première fois que TLG commercialise un appareil de ce type et de cette taille en Technic. Il y a bien eu des hovercrafts par le passé, mais ceux-ci ne dépassent pas 200 pièces pour le récent Technic 42002 ou 300 pièces pour un modèle System. Le 42025-B possède lui environ 1000 pièces.
Deuxième point important, qu’est-ce qu’un aéroglisseur ? Wikipedia nous réponds : « Un aéroglisseur est un véhicule amphibie à portance aérostatique et à propulsion aérienne. ». Alors malheureusement, notre modèle B ne flotte pas, à l’instar du modèle A qui ne vole pas !
Aussi, je n’ai pas trouvé de modèle réel proche du Lego, car la plupart sont plus larges avec un gros coussin noir et des hélices carénées.
Design
Comme dit juste un peu plus haut, nous somme là face à un modèle assez atypique, et avant de commencer je vous propose une photo du modèle avec et sans stickers, puis la suite se fera uniquement sans.


L’aspect général de cet hovecraft est très bon. A l’avant, on trouve un espace de stockage bien caréné et spacieux. Les quelques touches de bleu ainsi que les axes noirs ressortent bien sur ce blanc et évitent de tomber dans un modèle fade sans stickers. Les 4 lumières frontales sont discrètes. Lorsque l’espace de chargement est ouvert, le capitaine peut quand même voir ou il va car il y a un espace d’un tenon entre le gros capot et le petit monticule, c’est un détail fort appréciable.

La cabine, comme sur l’avion, à été bien soignée. On y retrouve le tableau de bord, 2 sièges et leviers. Le tout est « fermé » par 2 flex horizontaux reliés par un axe noir. Celui-ci ne choque pas étant dans le profilage du tableau de bord. Au dessus on retrouve un ensemble de lumières très réalistes ainsi que la gouverne qui s’intègre parfaitement a cette cabine.

Les cotés, quasi symétriques, sont construits a partir d’un ensemble de 2 panels incurvés répétés sur tout la longueur de l’embarcation. Sur la gauche on trouve les 2 leviers de commandes, noir et blanc pour la Battery box, rouge et noir pour la BV. Les connecteurs noirs 3L avec bush situés en bas des bords ressortent un peu trop sur cette version sans stickers.

La partie arrière est plus clairsemée. Les axes et engrenages qui motorisent les hélices sont très visibles. Ces dernières sont plutôt bien réalisées avec un look profilé et une touche de bleu. La partie basse en revanche est de très bonne facture : elle rappelle l’arrière d’un vrai bateau. L’utilisation de driving ring extension est judicieuse pour faire des échappements. De plus, les panels blanc incurvés sont surmontés sur toute la largeur d’un ensemble de poutres bleues qui ferment admirablement bien cette partie.
Fonctions
Notre modèle B, contrairement au modèle A, n’a pas beaucoup de fonctions : une manuelle et 2 motorisées.
On commence avec la direction, qui permet également de faire pivoter les hélices. Un axe descend jusqu’à l’intérieur du bateau, puis une liftarm 9L assure la rotation du bloc directionnel, fait a partir d’un cadre Technic pris en sandwich entre 2 cadres de poutres. De ce bloc part une bielle et ces pièces sont utilisées pour remonter le mouvement de pivot à une poutre qui relie les 2 hélices. Malgré le rayon de braquage assez énorme (environ 75cm), le mécanisme est bien pensé et colle bien au fait que c’est un véhicule fait pour aller "sur l’eau".

On passe ensuite aux fonctions motorisées, commandées par la même BV. Pour la rotation des hélices, on pousse le levier vers l’avant, 2 driving ring embrayent 2 roues folles, puis un 16T de chaque coté. Ensuite le mécanisme est symétrique : Un cardan permet d’amener l’angle nécessaire pour s’écarter de 5 tenons, puis un renvoi d’angle 12t/12t simple bevel permet de remonter sur un dernier renvoi d’angle, cette fois 20t/12t, qui nous amène aux hélices. La multiplication est la même que sur le modèle A (1.667), et il y a toujours ce système de clutch linéaire. Bref ça tourne vite et ce n’est pas dangereux. Rien à dire de plus.

Si l’on pousse le levier vers l’arrière, on commande l’ouverture et la fermeture de l’espace de chargement. Le mécanisme est extrêmement simple : Une fois la roue folle embrayée, elle actionne un 16t puis un cardan sur le même axe, directement connecté au mini vérin. Ce dernier déforme un parallélogramme pour une fonction rapide et efficace. En effet, la manœuvre dure à peine 4 secondes.

Pour finir, un mot sur la Battery box et le moteur. Ce dernier est placé sous la cabine et est directement en contact avec la BV via 3 16t. Il est assez visible mais son gris clair ne jure pas avec le blanc. La BB est encore en dessous, accroché par 4 pin avec bush rouges. En reculant ces derniers d’un tenon, on peut coulisser le boitier et le retirer en quelques secondes. Avant d’oublier, le levier de commande utilisé pour faire tourner le moteur est formidable grâce à cette pièce On sent très bien les crans et il est difficile de faire de fausses manœuvres.

Contenu
Alors le set réutilise t’il bien l’inventaire du modèle A ? Voyez par vous-même :

4 mini vérins, des carénages, plus de 40 liftarms, 20 engrenages, 35 axes, soit environ 290 pièces !!!
On a donc un set d’environ 1000 pièces face à un modèle A qui en compte 1300 … Et ça se ressent sur les proportions : 46 cm de long pour l’hovercraft contre 64 pour l’avion.
Expérience de construction
Une rubrique qui me tient à cœur, car les Lego c’est avant tout le plaisir de construire. Force est de constater que ce modèle B ne rempli pas les objectifs ici. Le manuel Internet est d’une longueur infinie (sans raison), la construction se résume à beaucoup de morceaux symétriques pas très intéressants et il y a peu d’engrenages et de fonctions à tester pendant le montage.
Mon avis
S’il avait été un modèle A, je pense qu’il aurait séduit pas mal de monde de part ses nombreux morceaux blancs et le fait que son thème ne soit presque pas abordé. La il souffre énormément de la comparaison avec le set de l’autre coté de la boite. Pour autant, le design est sympathique, les fonctions bien réalisées et simples.
Finalement, si on regarde uniquement ce 42025-B sans savoir d’où il vient, on se dit : « il est chouette ! »
Voila, merci d'avoir lu, j'attends vos commentaires et remarques pour cette première review. Je m’excuse également par avance de la faible qualité des photos ainsi que l'absence de vidéo.